L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié mardi pour la première fois « des lignes directrices mondiales » destinées à élargir l’accès aux traitements des homosexuels malades du sida, discriminés, selon elle, dans de nombreux pays.


Lors d’une conférence de presse, Gottfried Hirnschall constate que « les hommes ayant des rapports sexuels avec d’autres hommes ainsi que les transsexuels » faisaient partie de ceux qui ont été « touchés de manière disproportionnée par l’épidémie de VIH depuis 30 ans »

Selon l’OMS, les homosexuels ont 20 fois plus de risque d’être infectés que la population générale.

Beaucoup de ces personnes souffrent d’un accès aux soins inadéquats en raison notamment des phénomènes d’exclusion dont elles sont victimes, relève l’OMS.
M. Hirnschall souligne ainsi que pas moins de 75 pays dans le monde, dont la majorité sur le continent africain, criminalisent les activités sexuelles entre personnes du même sexe et certains ne reconnaissent pas légalement les transsexuels.
Cette situation les exposent « au harcèlement, l’exclusion, la discrimination ou autres violences » dans tous les aspects de leur vie, travail, éducation, ainsi qu’à l’hôpital.
« A cause de la stigmatisation, à cause de la discrimination, ils ont souvent accès tardivement à des services de santé ou n’y ont pas accès du tout », relève encore le responsable de l’OMS pour qui améliorer leur sort constitue une clé de voûte de la lutte contre l’épidémie.
« Si nous ne faisons pas attention au population clé de l’épidémie, nous ne parviendrons jamais à éradiquer le VIH », a-t-il insisté appelant les pays à intensifier leurs efforts pour « répondre aux besoins spécifiques » de ces personnes.

L’article de l’OMS est disponible ici.