23h30, un mardi soir à Chanakyapuri, quartier cossu de New Delhi. Il semble que toute la communauté queer de Delhi se soit donnée rendez-vous au club Pepper, bondé. Parquet et lambris, le décor rappelle celui d’un chalet de montagne, la chaleur et l’humidité indiennes en plus.

Sur la piste, des couples dansent et s’embrassent ; un peu à l’écart, ceux qui sont venus seuls cherchent de la compagnie pour la soirée, ou plus si affinités. A l’étage, l’ambiance est beaucoup moins sage. Des hommes s’étreignent sur les tubes du moment.

Au fond de la mezzanine, les transsexuels semblent avoir un endroit bien à eux. Ils observent la foule ou paradent entre les danseurs, abordant les uns et les autres. Sur les platines du DJ, les Black Eyed Peas prédisent, « Tonight’s gonna be a good night »… personne ne semble en douter.

Pepper est une institution, le Queen de Delhi en quelque sorte. Six jours par semaine, le club est tout ce qu’il y a de plus ordinaire mais, le mardi soir, depuis plus d’une décennie, c’est « différent ». « Vous savez, c’est ce genre de soirée … » essaye d’expliquer le DJ à l’entrée.

 

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