En France, jusqu’en 1994 des milliers de mères ont transmis le virus du Sida à leur enfant. La plupart d’entre eux sont morts très jeunes. Quelques centaines ont survécu, comme Anne-Laure, 23 ans et Thomas, 20 ans.

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Leur corps a même contenu le virus, et ils peuvent désormais envisager l’avenir avec sérénité. Leur histoire, c’est celle du Sida des années 80, son mystère et sa stigmatisation.

C’est aussi une histoire de secrets. Anne-Laure et Thomas ont mis un nom à leur maladie à l’adolescence seulement. Orphelin très jeunes, ils ont découvert, adolescents, les secrets de famille. Ces survivants sont condamnés à la plus douce des peines : la vie, qu’ils pourront même transmettre, sans risque.

Un film documentaire inédit de Rémi Laine et Delphine Vailly, produit par Valérie Montmartin et Nicolas Jaillard, sera diffusé jeudi 1er décembre en deuxième partie de soirée sur France 2.

 

Résumé

Anne-Laure, 23 ans, et Thomas, 20 ans, sont des rescapés. Ils sont nés séropositifs à la fin des années 80. Peu de ces enfants, un tiers seulement, ont survécu au virus du Sida transmis par leur mère pendant la grossesse. Dans leur sang, le virus est toujours présent mais totalement sous contrôle grâce aux médicaments. Ils sont aujourd’hui les témoins très vivants des « années Sida ».

Anne-Laure a peu connu sa mère et a vu mourir son père, adolescente. Son histoire est marquée par le secret. C’est au collège, suite à un petit accident, qu’elle peut enfin mettre le nom de la maladie qu’elle porte. Ni ses parents, ni ses grands parents, très proches d’elle, ne lui avaient dit la vérité auparavant.

Un secret familial encore très présent, aussi lourd qu’une chape de plomb. « Ils avaient peur de perdre mon amour », excuse-t-elle aujourd’hui. Ce secret, elle le brise dès qu’elle le peut. Avec ses copines de la fac, ses amoureux, et désormais des lycéens avec lesquels elle multiplie les rencontres.

Devenue militante de la prévention, elle découvre aussi avec effarement le regard que la société a porté sur sa maladie pendant un quart de siècle : mise en quarantaine des nouveau-nés, des personnalités mortes dans la honte du Sida, qualifiée pudiquement de « longue et douloureuse maladie ». Anne-Laure découvre aussi les images délavées du combat des associations et des artistes pour que la « maladie des pédés et des drogués » devienne aussi la combat de toute une société.

 

SOURCE : LEBLOGTVNEWS