L’Inter-LGBT (Lesbiennes, gays, bi, trans) s’est félicitée mercredi de l’adoption très large d’une proposition de loi PS prescrivant au bout d’un an, au lieu de trois mois, la provocation à la discrimination dans la presse en raison du sexe, de l’orientation sexuelle ou du handicap.
« Ainsi, le législateur propose de mettre fin à une inégalité de traitement datant de 2004 entre les propos racistes (1 an de délai de prescription) et les propos sexistes, homophobes, lesbophobes et handiphobes (jusque-là, 3 mois de délai de prescription) », écrit l’Inter-LGBT, qui précise « que cet allongement et alignement du délai de prescription reste limité au périmètre de la loi sur la presse, donc de l’injure, de la diffamation et des provocations publiques ».
L’Inter-LGBT regrette que les « critères de l’identité de genre et de l’état de santé n’aient pas été pris en compte dans le cadre de cette même loi ».
« Nous souhaitons par exemple que les propos publics diffamants sur la séropositivité supposée d’une personne soit sanctionnée, comme doivent l’être les propos concernant la transphobie » a précisé à l’AFP le porte-parole de l’Inter-LGBT, Nicolas Gougain.
« Nous souhaitons que ces sujets fassent l’objet d’une nouvelle proposition de loi et nous porterons cette revendication auprès des candidats durant la campagne présidentielle et les législatives de 2012 », a-t-il ajouté.