Quatre-vingt-deux parlementaires UMP et Nouveau Centre viennent de rendre publique leur opposition au mariage et à l’adoption homosexuels, a indiqué lundi le député UMP Jean-Marc Nesme, dans un communiqué.
Ces élus ont signé un « manifeste pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère ».
« Ils considèrent que l’Etat et le législateur n’ont pas à ériger en normes ce qui relève de la vie privée et des choix individuels et que, si la République protège la liberté individuelle, elle doit exclure toutes les formes de communautarisme », expliquent-ils.
« Défendant l’intérêt supérieur de l’enfant, ils mettent en garde que, sous prétexte de lutter contre une soi-disant discrimination entre adultes, d’en créer une autre bien réelle, entre les enfants, entre ceux qui auraient le droit de grandir auprès d’un père et d’une mère et ceux qui ne le pourraient pas », selon leur communiqué.
M. Nesme, député de Saône-et-Loire, et Dominique de Legge, sénateur UMP d’Ille-et-Vilaine, réveillent ainsi une « Entente parlementaire » créée en 2006 sur le même thème et qu’ils ont décidé de « réactiver à la veille des échéances électorales de 2012 ».
Cette première liste de 82 parlementaires, affirment-ils dans leur communiqué, devrait être complétée dans les jours à venir.
En janvier 2006, ce sont 174 parlementaires UMP et UDF, qui avaient lancé cette entente parlementaire contre le mariage homosexuel et l’adoption par des couples homosexuels.
Parmi les signataires figurent notamment des députés UMP du collectif de la Droite populaire, comme Jean-Paul Garraud, Dominique Tian ou Christian Vanneste, mais aussi des députés de sensibilité chrétienne comme Françoise Hostalier ou Etienne Pinte, des centristes comme Charles de Courson, ainsi que de nombreux sénateurs comme le président UMP de la commission des Finances Philippe Marini ou Isabelle Debré.
A l’automne 2006, alors qu’il n’était pas encore candidat, Nicolas Sarkozy s’était prononcé contre le mariage homosexuel, mais avait plaidé pour un « contrat d’union civile ».
M. Sarkozy reste opposé à l’ouverture du mariage aux homosexuels, a tenu à rappeler le gouvernement vendredi, réagissant à la une de Libération qui suggérait une évolution du chef de l’Etat sur ce sujet toujours extrêmement sensible à droite.

SOURCE : AFP