L’exposition, vous l’avez connue quand vous avez été recrutée par la chaîne gay Pink TV, et que vous avez été la première lesbienne du PAF à le dire très ouvertement…

Je n’ai pas été si exposée que ça. Avec Christophe Beaugrand on avait 27 ans, on sortait de nulle part. Moi j’avais passé le casting, comme Caroline Fourest d’ailleurs qui, c’est rigolo, postulait pour le même poste. Quand au fait d’avoir fait mon coming out, c’est-à-dire déclarer que j’étais homo, je l’ai fait par militantisme. Moi, gamine, j’aurais adoré voir cela, me dire que je n’étais pas toute seule.

Mais être militante, n’est-ce pas problématique? Quand on est journaliste, on n’est pas trop censé parler de sa vie privée, si?

Et Jean-Pierre Pernaut, il nous montre bien sa femme! Entendons-nous, quand je dis militantisme, cela se résume à dire: «Je suis out». Je n’étais pas proche du maire de Paris, je ne faisais partie d’aucune association.

Cela vous étonne qu’il n’y ait pas plus de lesbiennes out dans le PAF?

Le premier truc à noter, c’est que les hommes le disent davantage. Les nanas sont pragmatiques. Elles savent que dire «je suis homo» les met dans une situation délicate. Car la plupart du temps, ce sont des hommes qui embauchent et cela les gêne. Je ne dis pas que les femmes n’existent que parce que les hommes comptent les mettre dans leur lit, mais il est important pour eux que la possibilité de  séduction existe.

Vous avez vécu cela dans votre parcours?

Oui après Pink TV, même si ce sont des trucs dont on n’est jamais sûre. Quand tu passes un entretien, que tu as un bon CV, qu’avant tu as toujours trouvé du travail, et que là, plus rien, c’est bizarre. Bon, à BFM TV, c’était très clair, on m’a dit noir sur blanc qu’il y avait un problème car les gens pourraient me reconnaître! Chez iTélé, j’ai eu toutes les peines du monde à obtenir un rendez vous, et on m’a dit «on n’a rien pour vous». Clairement je n’avais pas la tête.

C'est-à-dire?

Plus qu’être lesbienne et out, le problème est celui des codes, de ce qu’on attend des femmes à la télévision. J’ai eu la chance de commencer à France 3 Régions, on a pu me demander parfois de mettre des boucles d’oreille ou on m’a fait des réflexions sur mes cheveux courts, mais ça en restait là. Pareil sur Arte, où je suis très contente de représenter une certaine forme de la féminité qui n’est pas un cliché, et qui est celle de plein de femmes quelle que soit d’ailleurs leur orientation sexuelle.

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