Aufeminin.com vient de rendre publique une enquête portant sur les familles homoparentales. Celle-ci soulève les principaux enjeux des droits des couples homosexuels comme l’union et la possibilité de construire une famille.


Réalisée en novembre 2011 auprès de 4479 personnes, dans cinq pays européens, une enquête fait le point sur la situation des familles homoparentales. N’étant cependant pas tout à fait représentative pour l’Union Européenne, l’étude s’interroge tout de même sur le vécu des couples gays. Elle souligne, à travers divers témoignages, leurs difficultés juridiques et psychologiques pour fonder une famille.

Pacs et mariage gay

Cette enquête montre que près de 50% des répondants sont favorables au mariage homosexuel. Plusieurs pays comme l’Islande ou l’Espagne l’ont d’ailleurs instauré. En France aujourd’hui, la seule possibilité pour un couple homosexuel de s’unir est le Pacs (Pacte civil de solidarité). Parmi les sondés, 38% estiment qu’il s’agit d’un engagement moderne. Ce contrat permet d’organiser la vie commune de deux personnes du même sexe ou de sexe différent, mais il n’est pas l’égal du mariage et ne donne pas non plus droit à l’adoption. L’aspect juridique est donc assez limité. Même sans cadre légal défini, il y a en France de plus en plus d’enfants de parents homosexuels. Ces couples peuvent avoir recours aux mères porteuses mais les avis sont partagés : lorsque 40% des répondants estiment que cette pratique relève de la déviance, 60% considèrent au contraire que c’est une bonne solution.

Pas de droits, pas de statut familial

Alors que de nouveaux schémas familiaux apparaissent, la législation ne suit pas. La loi française interdit aux couples homosexuels d’adopter un enfant et n’autorise pas non plus un médecin à pratiquer une insémination artificielle pour les homosexuelles. En revanche une personne célibataire, hétérosexuelle ou homosexuelle, a le droit d’adopter. La loi ne reconnaît donc pas la co-parentalité des personnes du même sexe. Aujourd’hui, les familles homoparentales se battent pour une reconnaissance d’un statut familial. Dans ces familles, l’un des deux parents n’a aucun droit vis-à-vis de l’enfant. De même, dans les familles recomposées, la législation ne reconnaît pas le rôle du beau-parent; 43% des internautes répondent que les beaux-parents devraient avoir un statut légal alors que 44% pensent que cela compliquerait les situations souvent déjà difficiles.

L’article est à lire en intégralité sur le site de PsychoEnfants.

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