Les salariés du magazine gay et lesbien Têtu étaient vendredi en grève pour protester contre le plan de licenciement économique proposé par la direction, ont-il annoncé. La motion de grève a été votée jeudi soir « à l’unanimité des 19 employés présents », selon un communiqué. Le nouveau propriétaire du magazine, Jean-Jacques Augier, prévoit de supprimer 40% de ses effectifs, soit une quinzaine de personnes sur 35, et a également déposé une offre de rachat du site internet destiné à la communauté homosexuelle Yagg, a-t-il annoncé mercredi à l’AFP.
« Par ce geste, les salariés de Têtu veulent rappeler leur désaccord avec l’ampleur du plan de licenciement économique proposé par la direction » et « exprimer leur incompréhension devant des décisions stratégiques irrationnelles, notamment celle qui mettrait fin à toute production éditoriale des sites web« , explique notamment la motion de grève. L’autre objectif de ce mouvement des salariés est d' »exprimer leur insatisfaction concernant les conditions de départ des personnels licenciés« .
« En conséquence, le personnel de Têtu demande à M. Augier de faire au plus tôt des propositions concrètes et satisfaisantes d’accompagnement des départs, et de préciser rapidement sa vision éditoriale de la prochaine formule de Têtu« , exigent-ils. Parmi les aspects visibles de cette grève, aucun contenu ne devait être publié sur le site internet vendredi, selon un délégué du personnel.
« On a voulu marquer le coup. Mais on n’exclut pas de reproduire ce mouvement si jamais on n’obtient pas les avancées que l’on revendique« , a déclaré à l’AFP un délégué du personnel.

Relire l’article d’hier concernant l’éventuel licenciement collectif prévu chez Têtu.