Nicolas Sarkozy, candidat à la présidence de l’UMP, a accordé une interview au Figaro Magazine. L’occasion pour l’ancien chef d’État de revenir sur sa position en ce qui concerne l’ouverture du mariage à tous les couples, à la PMA ou encore à la GPA.

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Le Figaro Magazine – Sur le mariage pour tous, on a l’impression que vous êtes embarrassé…

Je n’utiliserais pas ce mot-là. Pourtant, je vais être sincère avec vous: c’est un sujet beaucoup plus complexe qu’on ne le dit et sur lequel notre électorat est très partagé. Pour moi, la famille n’est pas un choix, c’est une nécessité vitale. Nombre de familles se sont senties humiliées par l’attitude du pouvoir. Du coup, elles se sont radicalisées. Nous devons défendre la famille et les familles. Mais qu’on n’attende pas de moi que je fasse avec les familles ce que M. Hollande a voulu faire avec le mariage homosexuel. Il a voulu l’instrumentaliser à des fins politiciennes. Je ne le ferai pas. Mon devoir sera de rassembler les Français sur une position conforme à nos valeurs, sans rouvrir les plaies. Pour le moins, je considère qu’il faudra inscrire dans la Constitution des verrous juridiques pour réserver la PMA (procréation médicale assistée) aux couples hétérosexuels infertiles et interdire complètement la GPA (gestation pour autrui). C’est le seul moyen d’enrayer la jurisprudence dont la Cour de cassation, ainsi que c’était prévisible, pose les premiers jalons. Jamais je n’accepterai la marchandisation de l’enfant.

Vous ne reviendrez donc pas sur la loi?

Les positions dans ma propre famille sont partagées sur ce sujet. Ne nous bloquons pas sur des postures. J’ajoute qu’en attendant nous avons fort à faire pour défendre les familles contre les attaques multiples de ce gouvernement.