On sait tous qu’il y a toujours un écart entre des chiffres fournis par les organisateurs d’une manifestation et ceux de la préfecture de police. Mais là, les anti-gay ont fait fort !

Alors que la police compte 70 000 personnes, les organisateurs affirmaient être 500 000 dans les rues dimanche ! Soit 7 fois de plus…

Du côté de la Manif  pour Tous :

Chez les anti-gay, c’est un ancien gouverneur militaire de Paris et militant, Bruno Dary qui est chargé du comptage. Il explique au Parisien que « le parcours total de la manifestation faisait environ 5,5 km de long pour 30 m de large, soit 150 000 m 2. On compte entre 3 et 4 personnes au mètre carré. Lorsque les premiers sont arrivés, les derniers avaient juste quitté le point de départ. » « En y ajoutant ceux qui rejoignaient le cortège en cours de route, on arrive environ au minimum à 400 000 personnes.» Et quand on est 400 000, finalement on arrondit à 500 000…

L’Agence France Presse a fait réagir un responsable CFDT, spécialiste de ces méthodes de comptage et il est catégorique c’est « strictement impossible ».

3 à 4 personnes au mètre carré ? Monsieur Dary plaisante ?

Mais là où ces traditionalistes font fort, c’est qu’il se base sur « la surface [du parcours] sur la carte mappy » ! Finalement avant même de quitter son domicile, Bruno Dary savait très bien qu’il y aurait 500 000 personnes…

Mais rapidement la préfecture de police a indiqué que ces chiffres étaient « totalement démentie par les vidéos du cortège qui mettent en évidence des espacements considérables entre les groupes et une faible densité de la foule. »

Du côté de la préfecture de police :

Du côté de la préfecture, c’est devenu une habitude. La préfecture truque les chiffres. Que l’exécutif soit de droite ou de gauche, c’est toujours pareil. Mais la méthode – elle – ne change pas.

D’abord, le Parisien nous apprend qu’en mai dernier, la préfecture a créé un comité de 3 sages pour expertiser la méthode de comptage. Ils ont jugé qu’elle était pertinente bien qu’artisanale.

En effet, le comptage est « manuel ». En deux points différents – tout au long du parcours – un agent compte, par paquet de 10 manifestants qui franchissent une ligne fictive. La préfecture majore ensuite de 10% le résultat.

Mais cela ne s’arrête pas là. Environ 48h après, la préfecture refait un décompte à partir d’une vidéo aérienne. Qui systématiquement confirme le premier décompte…

Alors qui triche ?