Football.fr revient sur l’affaire Cassano.

Hier, lors d’une conférence de presse, le joueur de l’équipe nationale d’Italie, répond à une question concernant la rumeur de joueurs homosexuels présent à l’euro 2012.

Réponse qui le mérite d’être clair : « C’est leur problème. J’espère qu’il n’y en a pas un dans l’équipe nationale« . L’homme est un habitué des coups, et parmi ses différentes sorties on notera celle où il affirme avoir honoré plus de 700 demoiselles…

Il s’est bien sûr excusé…

Football.fr revient également sur l’intolérance de certains italiens.

Mais cette fois, ce sont donc les gays qui en ont indirectement pris pour leur grade, à l’heure où cette orientation sexuelle est toujours particulièrement tabou dans le monde du ballon rond. Là où Olivier Giroud ou Yoann Gourcuff posent pour la Une de Têtu, un magazine destiné à la communauté homosexuelle de prime abord, Antonio Cassano se montre bien moins ouvert. Mais d’autres avant lui, en Italie notamment, s’étaient rendus coupables de la même intolérance.

En janvier 2009, Marcello Lippi avait déjà défrayé la chronique dans une vidéo, juste trois ans après le sacre planétaire de l’équipe nationale. « Honnêtement, je pense qu’il n’y a pas de gays chez les footballeurs. En quarante ans, je n’en n’ai jamais connu. Je pense plutôt que certains ont des tendances, mais qu’ils n’iraient pas jusqu’à faire des propositions ou à manifester leurs penchants« , avait alors assuré l’homme au cigare, apportant une preuve de plus à quel point les homos ne sont pas les bienvenus de l’autre côté des Alpes. »Je pense que cela serait difficile, vu comment sont faits nos joueurs, qu’un homosexuel puisse vivre sa profession de manière naturelle« .

Et Gennaro Ivan Gattuso d’en rajouter quelques temps plus tard en refusant de participer, à l’appel de l’association Arcigay, à la Gay Pride locale, s’estimant « scandalisé par l’organisation de ces manifestations« . Et Fabio Cannavaro de conclure à propos de l’homosexualité: « Sur cette question, je ne suis plus Italien« . Aïe… Déjà pointée sur doigts ces derniers mois pour des affaires de racisme puis de paris illégaux et de matches truqués, voilà l’Italie du football une nouvelle fois mise en avant pour de sombres raisons. Et Antonio Cassano n’est que l’arbre qui cache la forêt.